Snapcase Interview

Cette réalisé interview au Poco Loco (Clermont) le 09 Février 2003 lors de la tournée de "End Transmission" . Marion et moi avons renconter le chanteur Daryl . Daryl (D), Marion (M), Old School (OS)

OS- Peux tu nous parler de la tournée Européenne, il y avait deux parties ?
D- Nous ne faisons jamais des tournées de plus 4 ou 5 semaines, nous préférons plusieurs parties au lieu de faire 6 ou 7 semaines, faire 3 semaines revenir à la maison faire un break, les fêtes de noël. C'est mieux de rester en forme pour pouvoir apprécier vraiment les concerts au lieu de faire 2 mois de tournées.
OS- Tu peux nous en dire un peu plus sur le concert en Allemagne ?
D- Nous étions à Saarbrüken, en Allemagne, lorsque nous avons joués à la deuxième chanson, dans la fosse des gens semblaient ne pas comprendre notre musique, des mecs plutôt costaux tu vois. Ils ont commencé à frapper des gens aux visages quand ils dansaient, alors nous avons arrêtés de jouer et on leur a dit de partir. Ils ont fait mine de pas comprendre, on leur a redit de partir pour que l'on reprenne le concert, quand ils partaient notre tour manageur est venu dire à un mec qui restait de partir aussi et celui-ci la frappé au visage. Notre batteur lui a sauté dessus, et là les autres sont revenus l'ont ceinturé et l'ont frappé, il est alors tombé sur le sol et ils ont continué à le frapper. Alors j'ai sauté sur un type, qui m'a mit au sol, et c'est partit en bagarre, c'était fou…
M- Votre manageur est ok maintenant ?
D- Oui, mais il avait 4 types sur lui quand même, il est rentré à la maison.
Il a eut la mâchoire fracturée et il a des broches pour lui tenir la bouche fermée pour 4 semaines, pas de nourriture seulement la paille entre les dents.
M- Pourquoi ces gens on fait ça ?
D- Ceux ne sont pas des gens venus pour la musique, c'est des gens du coin qui n'avait rien à faire, ils voulaient seulement boire et foutre le bordel, mais je ne connais pas grand-chose sur eux. Mais sinon personne du public présent nous a aidé, il y a seulement une ou deux personnes, il y avait pourtant plus de 400 personnes, et les autres étaient 7 ou 8, c'est ridicule…
M- Penses-tu que les groupes de hardcore encouragent ces attitudes, la violence ?
D- Non, car les gens savent que Snapcase est un groupe positif, nous n'avons pas voulu commencer une bagarre, nous voulions qu'ils arrêtent de frapper les gens pendant le concert, nous savons qu'ils ne comprennent pas notre musique et son message. Ils sont venus juste pour faire des troubles. C'est vrai que certains groupes encouragent la violence.
M- Est-ce que vous vous sentez responsable de votre public, de l'image que vous donnez, vous et les autres groupes de hardcore ?
D- Je me sens responsable des gens qui écoutent notre musique. Je sais qu'un grand nombre de gens qui nous écoutes sont jeunes, à un age où on est très impressionnable. Ils veulent vivre ce que les groupes disent, tu vois… on veux les encourager à penser par eux même, ce poser des questions.
OS- De nos jours les groupes de métal cherchent un nouveau souffle, ils se rapprochent du hardcore pour être plus violents, plus durs, et les groupes de hardcore deviennent plus mélodiques, qu'est que tu penses de cette évolution ?
D- Maintenant il y a beaucoup plus de jeunes groupes, spécialement aux Etats-Unis, ils viennent du hardcore et font des trucs plus émo comme Thursday, Poison The Well, moi je pense que c'est bien pour la scène, il y a des nouveaux sons, c'est plus intéressant, ça permet d'être en évolution continue.
OS- Mais si il y a tant de groupes de hardcore-émo, c'est pas une question de mode, car on a l'impression de voir débarqués des groupes américains qui ont tous la même musique et le même style, le même message ?
D- Je sais pas, c'est vrai que le style musical est plus populaire, mais ce qui est triste c'est que certains groupes soient uniquement populaires parce qu'ils ont des fringues et des coupes de cheveux cool.
M- Penses-tu que la musique underground va mourir à cause de son succès, qu'elle va perdre son état d'esprit en raison de la popularité ?
OS- Où alors ce sera peut-être un nouveau souffle pour le hardcore ?

D- Je pense que si …par exemple, un groupe comme Hatebreed est devenu très populaire et c'est bien, une partie du hardcore est devenue un courant populaire et le son underground a alors changer, il a évolué, et des styles comme l'émocore sont devenus des courants à part entière. Ils passent maintenant à la radio, la musique redevient plus noisy.
OS- Quel est le symbole de la pochette de " End Transmission " ? Qui a réalisé le graphisme ?
D- C'est un ami, nous avons pris des photos dans notre ville, il y avait beaucoup de neige est on a décidé de prendre des photos et les images étaient vraiment cool.
Le concept de l'album, comment dire… il faut imaginer… ça semble très simple tout en étant ressortant très technique.
OS- Pour moi " End Transmission " est dans une voie plus mélodique que vos précédents albums, on ressent plus de diversités, est-ce que c'est une façon de nous surprendre, d'explorer de nouveaux horizons, ou un côté encore inconnu de Snapcase ?
D- Avec cet album, nous voulions garder un esprit ouvert, pour les autres albums nous étions plus attentifs à ce que les fans attendaient de nous, avec ce cd nous savions ce que nous voulions faire, créer quelque chose d'intéressant. Par exemple, quand tu prends un groupe comme les Deftones, " White Pony " est vraiment différent des autres mais c'est leur meilleur album, des groupes comme Refused,
At The Drive In, on beaucoup de cd différents mais les derniers sont vraiment différents de leurs premières réalisations. Si tu prends un groupe comme Radiohead, nous défendons ce qu'ils font, pour chaque album c'est quelque chose de nouveau. Pour moi c'est cool, ça sonne toujours comme du Radiohead mais le son est nouveau à chaque fois. Je pense que " End Transmission " sonne comme du Snapcase mais n'a rien a voir avec les autres albums de Snapcase et c'est vraiment ce que nous voulons faire.
M- Vous n'avez pas peur de perdre vos anciens fans ?
D- Non, nous jouons depuis 10 ans maintenant, cela aurait était ennuyeux de faire la même chose. Nous somme plus créatifs et avons un esprit plus ouvert, il y a plus de 12 chansons sur cet album pour plus de 45 minutes, les autres albums que nous avons enregistrés ont pas plus de 8 titres.
OS- Sur " End Transmission " est ce qu'il y a une chanson ou un thème que vous auriez aimés faire ou aborder et que vous n'avez pas fait ?
D- Je pense que dans " End Transmission ", l'idée qu'il y a derrière suit le même message que Snapcase a toujours eut, mais on la traite de manières différentes. C'est un message pour garder l'espérance en un futur meilleur, pour pousser et encourager à faire changer les choses dans la vie, pour la rendre meilleure. La plus part des chansons sont sur ce thème mais l'abordent dans des styles différents. Il y a quelques sujets différents qui sont développés comme l'histoire de gens différents de cultures différentes pris par le marché de l'argent, des gens qui sont esclaves en Afrique, des gens qui arrivèrent de l'Europe pour tuer les indiens d'Amérique, les colonies Européennes…
OS- Penses-tu que ton message d'espérance est désormais en pleine lumière en raison de la situation actuelle, le terrorisme, les guerres… ?
D- Non, tu sais nous avons écrit ces chansons avant les Twin Towers, mais bien sure après ça... ça été très sombre, ce n'est pas la raison qui nous a fait écrire l'album, mais cela crée un contexte plus noir autour de l'album.
OS- Vous ne regrettez pas de ne pas pouvoir vous exprimez sur les nouvelles situations, les peuples oppressés, la probable guerre d'Irak… ?
D- Je ne parles pas trop de politique, c'est important de connaître, d'être conscient des situations politiques, mais dans la politique internationale tu ne connais jamais vraiment de quoi on parle, car les groupes jouent, sont tout le temps en tournées et ne connaissent pas assez bien les choses pour parler de politique. Je n'ai pas assez de connaissance pour en parler, je ne suis pas un expert.
OS- Est-ce que tu connais la scène Européenne ?
D- En France je connais que Crankset (en souriant), en Espagne je connais Standstill, je ne les jamais vu sur scène mais j'aime leur cd.
OS- As-tu quelque chose à dire à la nouvelle génération ?
D- C'est dure pour moi car je suis de l'ancienne génération…je suis très patient et j'entretien ma santé, de nos jours les jeunes ont besoin de mobile, jeux vidéo, ils ne se posent plus pour prendre le temps de lire. Ils ont oubliés les choses importantes, la communauté, la famille, les gens semblent indépendant…c'est cool d'être indépendant mais c'est mauvais d'être trop indépendant, il y a un manque de communication…e-mail, mobile… les gens ce parlent mais ne communiquent plus.

Merci

Interview Marion & O.S.
Traduction O.S.

On remercie Daryl et Snapcase, Delphine (Victory), la Team Enragés Productions, Julie et JC du Clermont Krew.


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