Terror
(
Always The Hard Way
)

En à peine 3 ans, ce groupe de Los Angeles a su s’imposer comme la valeur hardcore incontournable de l’Etat de Californie, mais aussi comme un sérieux outsider aux groupes New Yorkais, LA ville référence en la matière. A chaque disque (« The Lowest Of The Low » en 2003, et «One With The Underdogs” en 2004) , le groupe franchie une étape supplémentaire dans sa conquête des rues les plus crades du territoire américain et du monde entier. Aujourd’hui, 2006, Terror revient avec une toute nouvelle galette, la 3ème, souvent considérée comme la plus importante ou comme étant la plus difficile à accouchée dans la vie d’un groupe. Et la tâche s’annonce d’autant plus rude pour Terror, du fait du départ de son bassiste Carl, parti se consacrer à son autre projet First Blood, dont il est le chanteur. C’est donc un certains Jonathan Buske, 4 cordiste de Another Victim, The Promise, Ragmen, et bien d’autres encore, qui se substitue à lui... Là où la tâche s’annonce également rude pour Terror avec ce 3ème opus, est de tenter de surpasser les albums précédents et particulièrement le dernier en date, « One With The Underdogs » qui comportait de véritables joyaux de brutalité hardcore tels « Keep Your Mouth Shut », « Less than Zero », « Are We Alive ? » ou encore « Overcome » et « Spit My Rage » pour ne pas tous les citer (mais on pourrait !), . Bref, un album qui m’avait conquis de part ça gnac « in your face » imparable !
Soyons claire d’entrez de jeux avec « Always The Hard Way ». Cet album ne va en rien révolutionner le style hardcore déjà plein raz la gueule, mais le style a t’il réellement besoin d’une révolution ? Je n’en suis pas convaincu, et quoi qu’il en soit, nous avons pu le constater par le passé, Terror est d’une toute autre trampe, et a su prouver qu’il savait faire la différence par son sens inné de la composition ravageuse et destructrice. En effet, Terror semble avoir la faculté étonnante et pourtant simple, de pouvoir sortir le riff qui déchire, agrémenté du martèlement de fût qui va bien avec les cœurs rageurs adéquates. Les 15 titres de ce « Always The Hard Way » forment une belle brochette de titres qui vont faire supra mal dans le pit, comme en témoignent par exemple le titre éponyme « Always The Hard Way », mais aussi « Last Of The Diehard », « Lost », « Survival Comes Crashing In », « Hell To Pay », « One Step Behind » ou encore « So Close To Defeat ».
Cet album nous présente donc un défilé de 15 titres qui s’inscrivent d’ores et déjà comme des incontournables, à l’instar des « Overcome », « Spit My Rage »... et qui, comme je l’ai dit précédemment, feront un carton sur scène, là où Terror mettra toujours tout le monde d’accord.
Cette fois-ci côté guest, exit Jamey Jasta, Danny Diablo et Freddy Cricien, et bienvenu Eddie Suton, chanteur du groupe Leeway, qui malgré une voix assez surprenante (dans la lignée d’un Vince Neil), ne peut faire que l’unanimité par l’efficacité de sa partie vocale durant la mosh-part dévastatrice de « So Close To Defeat ». Bienvenu également à Aaron Butkus, chanteur de Death Threat qui vient pousser la chansonnette sur « You Can’t Break Me », et dont l’attaque vocale (rappelant limite celle de Freddy) se marie impeccablement à celui de Scott Vogel...
Là où « One With The Underdogs » péchait, et là où le groupe a su rectifier le tir concerne la prod. générale du disque. Terror s’est cette fois-ci bien entouré, puisque c’est le fameux Zeuss (100 Demons, Hatebreed, Icepick, Madball, Throwdown...) que l’on retrouve derrière la console.
Vous l’aurez donc compris, ce 3ème opus m’a plus que convaincu. A un tel point que si j’avais une grosse paire de balloche, j’oserai même jusqu’à dire qu’avec « Always The Hard Way », Terror serait sur le point de dépasser son maître Madball. Mais bon, même si je n’en ai pas une grosse paire, bah j’ose quand même...

Kronik Manu

 

Terror :


Label : Trustkill

Site : http://www.terrorhc.com/



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