Oomph !
(
GlaubeLiebeTod
)

N’allez pas me demander la signification du nom de ce 8ème album de Oomph! J’en ai foutre aucunes idées tiens ! D’Amour peut-être ? de Mort ? Quoi qu’il en soit, si Rammstein n’est pas votre came, vous pouvez d’ores et déjà partir lire la chronique du dernier Sick Of It All. Car il est clair, et ce depuis belle lurette que Oomph! et Rammstein sont étroitement liés du fait de plusieurs facteurs : la voix d’une part, le chant en Allemand d’autre part et bien sûr, la musique, savant mélange d’indus et de sonorités plus ou moins électroniques. Et avec ce nouvel opus de Oomph!, il est temps de faire un cours de rattrapage, et de se dire que Rammstein n’est à l’origine de rien du tout, puisque les Berlinois n’ont fait que reprendre les éléments qu’ont pu nous proposer avant eux les Ministry, Clawfinger et Oomph! Car oui, ce combo allemand sort comme je l’ai dit sont 8ème album et qu’il a vu le jour avant Rammstein. Cette parenthèse historique et culturelle fermée, passons au contenu. Et bien le moins que l’on puisse dire est que Oomph! nous gratifie de compos imparables qui font obligatoirement mouche, avec des refrains parfaits (limite pop), facilement mémorisables. A ce détail près que certains d'entre eux (les 5 premiers titres) donnent l’impression d’avoir été directement puisés chez des groupes d’horizon musical différent. Je ne me souviens pas forcément des noms des groupes auxquels je fais allusion, mais je prendrai simplement comme exemple le refrains du 2ème titre, « Das Letzte Streichholz » qui ressemble étrangement à celui du « Fuck You » du groupe Archive.
Bref, cela peut paraître étrange mais passons. Je parlais de « refrains accrocheurs » un peu plus haut, mais n’allez pas vous fourvoyer dans des idées préconçues. Car bien que pouvant paraître « facile », Oomph! ne nous propose tout de même pas un album qui ravira les nombreux aficionados de varietoche insipide si chère à Michel Drucker. Si le but de Oomph! était de (se) vendre à tout prix, nulle ne doute qu’ils auraient optés pour la langue de Shakespeare depuis belle lurette, et qu’ils auraient évité de donner pour nom à leur single, pourtant très dansant, celui de “Gott ist ein Popstar”, « Dieu est une Popstar ». Ce titre lui vaut d’ailleurs de connaître les foudres des médias de son propre pays.
Quoi qu’il en soit, l’une des forces de Oomph! est d’avoir l’intelligence de rajouter des éléments peu conventionnels qui aident au résultat d’un bon album. Quelques petites inclusions magnifiques de piano sur « Eine Frau Spricht Im Schalf » ou l’utilisation de « L'homme et L'harmonica » emprunté pour l’occasion à Ennio Morricone pour l’intro du titre « Die Schlinge ».
Si vous êtes un fervent admirateur des groupes de cette scène indus, ce « GlaubeLiebeTod » est à n’en pas douter un album qui trônera en bonne place sur vos étagères.

Kronik Manu

 

Oomph :


Label : Sony-BMG 

Site : http://www.oomph.de/



Copyright Hammerock - Spiritribe 1999